INFRAS

 

«Je ne peux omettre ce titre, «Infras», qui vient comme une respiration dans la lecture des récentes pièces de Lenny Rébéré. C’est en effet le préfixe que Marx et Engels sont venus placer à l’initiale de la structure, créant ainsi le concept fédérateur des systèmes de production de nos sociétés, antonyme de la superstructure. Car ces images sont la base d’une collectivité sans territoire, d’une pensée sans corps qui grandit à travers Internet et se fait, selon Lenny Rébéré, le support d’une sociologie de nos rapports. 

Mais surtout, l’infra est le rayonnement qui dépasse le spectre visible de la lumière, le rayonnement qui part se nicher au-delà des limites. Et c’est là-bas que Lenny Rébéré nous emmène. La réflexion du verre a d’ailleurs déjà happé nos traits, désormais engouffrés dans un espace alternatif, à la croisée des mondes : cachés entre le virtuel et le réel, l’intime et le collectif. Ces œuvres cristallisent ainsi les relations que nous entretenons avec les images. 

Car si l’on n’a de cesse de souligner leur impressionnante quantité, si l’on tente toujours inlassablement d’analyser ce zapping général et permanent, rien n’y fait : les images nous échappent ; elles nous assaillent au quotidien, s’emparent de nos attentions, puis se volatilisent aussi brusquement dans les limbes de nos réseaux.»

 

Camille Bardin

«Au delà du visible» (extrait) janvier 2019

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Vue d'exposition Infras - 2021- Galerie Isabelle Gounod - Crédit photo Rebecca Fanuele

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Infra 4, 2019, verre gravé et encré, encadrement métam, 130 x 100 cm

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Infras, 2019, verre sgravés et encrés, encadrements méta, 130 x 130 cm